La « sexomnie » : le somnambulisme sexuel

La sexomnie est une maladie étonnante mais pourtant tout à fait réelle. Elle se caractérise par une activité sexuelle inconsciente et incontrôlable pendant le sommeil. En France, on estime que 1% de la population est sexomniaque.

Une maladie peu connue mais bien réelle

La sexomnie est une pathologie très peu connue car également très rare. Cependant, on sait que ce sont surtout les homes qui sont touchés.

La sexomnie n’est absolument pas liée à une quelconque frustration sexuelle. Au contraire, les sexomniaques ont généralement une sexualité assez épanouie.

Des femmes de sexomniaques ont déclaré qu’elles appréciaient que leur partenaire soit atteint de cette maladie. Elles aiment le côté bestial et désinhibé de leur homme lorsque que celui-ci les baise pendant son propre sommeil. Cela leur donne l’impression de découvrir un homme nouveau. Certaines disent même avoir l’impression de tromper leur mari lorsque que celui-ci leur fait l’amour inconscient, tellement son comportement est différent.

De leur côté, certains hommes vivent assez mal leur sexomnie. En effet, c’est un sujet tabou qu’ils n’osent pas souvent aborder avec leurs partenaires, de peur de se ridiculiser ou de les effrayer. D’autres, n’acceptent pas que leur copine apprécie (voir préfère) faire l’amour à leur « fantôme ».  Ils n’aiment pas être leur propre rival et ont l’impression de ne pas être eux-mêmes pendant l’acte.

Les dangers de la sexomnie

La sexomnie n’est pas une maladie dangereuse en soit. Cependant, si vous êtes sexomniaque, il convient de prendre certaines précautions pour éviter tout incident. La première est d’éviter de dormir aux côtés de quelqu’un qui ne serait pas consentent à la pratique de relations sexuelles avec votre personne. Autrement dit, quelqu’un d’autre que votre conjointe ou votre plan cul.

Une mésaventure est arrivée à un jeune homme sexomniaque en 2012 dans le limousin. En effet, celui-ci s’est fait réveiller par la police après avoir violé une copine qui s’était endormie à ses côtés après une soirée arrosée. Le violeur malgré lui, placé en garde à vue, sera finalement acquitté grâce aux expertises médicales qui ont réussi à démontrer qu’il était bel et bien sexomniaque. Les témoignages de ses anciennes petites amies, qui avaient toutes déjà vécu une situation similaire avec le prévenu, ont également joué un rôle très important.

Une affaire d’une ampleur beaucoup plus grande a également secoué la Belgique. Un père de famille sexomniaque s’était assoupi près de sa fille de 4 ans quand  il fut réveillé par cette dernière qui lui criait : « Papa, c’est moi ! ». L’homme, ouvrit les yeux et ne crut pas ce qu’il vit. Il se tenait accroupi sur son enfant, son pénis enfoncé de force dans la bouche de la fillette…

Même si la « sexomnie » peut prêter à sourire, les risques ne sont pas à prendre à la légère et prendre ses précautions est essentiel. Si vous êtes amené à dormir auprès d’une personne avec laquelle vous n’avez pas et ne voulez pas avoir de relation sexuelle, il faut absolument la prévenir de votre maladie.

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