Bondage japonais : qu’est-ce que le shibari et où le pratiquer

Le shibari est bien plus qu’une simple pratique fétichiste en vogue. C’est avant tout un art ancestral japonais qui date de la période médiévale du pays du soleil levant. Devenu très populaire en occident dans les années 1990, le bondage japonais est désormais une discipline phare du milieu BDSM. Il consiste à ligoter une femme, généralement nue, avec des cordes afin de l’immobiliser partiellement ou entièrement.

L’origine du shibari

Shibari est un mot japonais qui signifie « attacher ». Avant destiné à attacher les prisonniers de guerre, c’est à partir des années 1920 qu’il devient une pratique érotique. Il est utilisé par les maris, dans une société où le mariage amoureux n’existe quasiment pas, pour ligoter leur femme afin de pouvoir profiter d’elle sexuellement.

Dans les années 1950 et avec la popularisation des maisons closes japonaises, les premiers artistes de bondage japonais apparaissent. Les clients des bordels apprécient les voir ligoter des prostituées sous leur yeux pervers.

À la fin des années 1990, avec la mondialisation des pratiques sexuelles et le porno sur internet, le shibari explose en occident et s’impose comme une pratique incontournable du BDSM.

Le shibari comme jeu de domination et de soumission

Le bondage japonais est une pratique sexuelle qui crée un lien intime en le « ligoteur » et le ligoté. Tel un moustique se prenant les pattes dans une toile d’araignée, la victime, généralement féminine, ressent une sensation de perte de contrôle et de vulnérabilité totale. Elle est à la merci de celui qui tire les ficelles. Ce dernier, jouit du pouvoir faire absolument tout ce qu’il désire sur sa partenaire.

Où pratiquer le bondage japonais en France

A Paris, c’est dans le 19ème arrondissement qu’il faudra vous rendre pour admirer ou pratiquer le shibari. La « Place des Cordes » est en effet un lieu de rencontre, d’apprentissage et de pratique ouvert à tous. Des modèles goûtent aux joies du shibari pendant que des élèves apprennent à faire des nœuds dans les règles de l’art. Vous pouvez également y venir pour admirer des prestations exceptionnelles pratiquées par des maîtres shibari reconnus. Ainsi, des jeunes femmes expérimentées n’hésitent pas, telles les prostituées japonaises de l’époque, à se dénuder entièrement pour sentir les cordes se frotter à leur vagin. Si le côté artistique est très mis en avant à la Place des Cordes, il n’en reste pas moins un lieu où des pervers peuvent se délecter en ligotant de jeunes salopes soumises en manque.

Si vous cherchez des filles qui assument plus leur fantasme et qui n’hésitent pas à bafouer la limite entre bondage japonais et pratique sexuelle, rendez-vous plutôt dans un club libertin de votre région. Les performances shibari où vous pourrez vous rincer l’œil et profiter de quelques avantages en nature ne sont pas rares lors des soirées fétichistes.

Pour les plus passionnés par la pratique, il existe un évènement unique en Europe qui se déroule chaque année au pays des tsars : le Moscow Knot. Une convention exceptionnelle réservée aux plus férus de bondage japonais.

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